20 juin 2006

Heiva, le grand bordel

Il y a aussi du "taui" dans le Heiva, et comme pour le reste on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous. La semaine dernière avait lieu le Heiva des écoles de danse. Avec en nouveauté, une compétition. Grand concours si l'on veut car comme souvent en pareil cas ce fut le grand bordel organisé. Tout commence avec l'achat des billets, comme d'habitude les bonnes places avaient été réservées d'avance, sans que l'on sache par qui ni comment (rien ne change ici !). Après quelques heures d'attente, il fallait donc se contenter de places lointaines tout là haut ou de places en biais pour être dans les cordes. Pas très content le spectateur, mais bon... Ce n'était rien, car le jour J qu'allions nous découvrir ? Nos géniaux organisateurs avaient placé les potences d'éclairage entre les spectateurs et la scène. Du jamais vu ! Nous voilà donc avec en décors des poteaux, des sangles, et des spectateurs mécontents (combien de billets remboursés ?).

Mais ce n'est rien, l'incurie fit merveille.

L'organisatrice du concours est la directrice de l'une des écoles de danse en compétition, elle a également choisi le jury. C'est un peu comme un ministre de la perle qui serait l'un des plus gros perlier de Polynésie (Yip ! Je crois que j'ai fais une boulette!). Peut-on être juge et partie ?

Un jury aveugle, ai-je bien vu les mêmes prestations que lui, je ne le crois pas. Ils ont quand même sélectionné pour la finale des 5-8 ans, deux gamines mécaniques qui avaient exactement la même chorégraphie (on juge l'originalité ?) dont l'une donnait l'impression de vouloir vous mordre. Mais tout ceci est très subjectif. En fait, leur vue était si basse, qu'ils ne voyaient que les gamines qui quittaient leur place pour venir frétiller devant eux et cacher leurs concurrentes. Quel fairplay ! Sont-ce les mêmes règles que le catch ?

Des catégories imbéciles: 5-8 ans, 9-12 ans, 13-17 ans, comment comparer dans un même concours des bébés danseurs de 5 ans avec des petites filles de 8 ans, comment comparer la maîtrise d'une jeune femme de 17 ans avec celle d'une adolescente de 13 ans. Manque de cervelle...

Une programmation abérante. Imaginez au cours d'une soirée, le passage de 5 écoles de danse + les prestations du concours. Des écoles limitées à 30 minutes, alors qu'elles ont tant à montrer aux parents. Des horaires non respectés et tardifs. Comment peut-on décemment faire passer des écoles de danses après 23 heures. Les petits bouts de Makau dormaient sur scène. Pour rien au monde pourtant, ils n'auraient voulu manquer la fête... montrer leur joli otea à Papa et Maman.

Et voilà que Dadou menace de s'en aller, les petits n'en peuvent plus, Makau lui cède sa place... Tumata demande à quelle heure elle doit passer, le régisseur hausse les épaules, il ne sait pas. Les dernières rumeurs parlent de tricheries, de réclamations,... Pas joli joli tout cela.

Seul point positif, le Monsieur Loyal, Carlos d'une sobriété parfaite.

Gageons que l'an prochain, les écoles de danse reprendrons la route des salles omnisport pour de sompteux galas, où parents et enfants profiteront de leur soirée (avec merguez si possible !) sans les contraintes d'un concours sans réelle valeur si ce n'est la vanité de quelques uns.

Avez-vous vu la couverture du dernier Fenua TV ?

Posté par lhooqtahiti à 23:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Heiva, le grand bordel

    iaorana

    je n'ai pas vu mais j'ai eu les commentaires des parents de participants.

    du grand n'importe quoi effectivement ! comment peut-on faire cela à des enfants.

    d'ailleurs, des ados n'y sont pas allées car les parents ont su tardivement qu'elles danseraient le dimanche soir, veille des épreuves du bac !!!!

    vraiment n'importe quoi ! qui sont les organisateurs pour qu'on les oublie une bonne fois pour toute et qu'on les bannisse de toute organisation à l'avenir

    parahi
    Etetera

    Posté par Etetera, 15 juillet 2006 à 12:27 | | Répondre
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