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Que le Président s’en aille au Japon pour festoyer avec Morinda qui se fait un pognon monstre sur le dos des planteurs polynésiens, soit !

Que des musiciens et des danseuses du groupe 0'Tahiti partent en tournée promotionnelle pour Morinda (espérons que c’est Morinda qui paye et pas nous), soit !

Que le président Temaru monte sur la scène où l'acteur musicien Steven Seagal donnait un concert à Tokyo, soit !

Que la présidence rappelle à la presse que Steven Seagal est connu pour son engagement pour la défense de l'environnement et vient de créer une fondation pour réunir des fonds grâce aux concerts qu'il donnera, soit !

Mais pourquoi donc la Présidence n’a-t-elle pas précisé que Steven Seagal (quand massacreur dans ses films) est au cœur de l’affaire Pellicano ?

L’affaire Pellicano qu’est-ce que c’est ?

De nombreuses stars ont fait appel à Anthony Pellicano pour intimider des témoins gênants ou des amants éconduits. Il est aujourd'hui accusé de tentative d'assassinat.

HOLLYWOOD tremble. Le plus gros scandale de son histoire, qui menace au mieux d'éclabousser, au pire d'envoyer derrière les barreaux stars, producteurs, réalisateurs, agents et leurs puissants avocats, n'en finit pas de rebondir. Au coeur de l'affaire, Anthony Pellicano, le «détective privé numéro 1 mondial», comme il s'était lui-même baptisé au temps de sa splendeur, incarcéré depuis plus de deux ans pour écoutes téléphoniques illicites, détention illégale d'armes de guerre, corruption de policiers et, depuis quelques jours, tentative d'assassinat sur la personne d'Alexander Proctor, l'homme de main que Pellicano avait «embauché» pour intimider une journaliste du Los Angeles Times un peu trop curieuse. La liste des clients du détective de 62 ans, qui aimait à se vanter de ses lointaines origines siciliennes et affectait le maniérisme des mafiosos de la banlieue mal famée de Chicago où il a grandi, était impressionnante.

Le scandale a éclaté à cause d'un poisson mort, d'une rose rouge et d'un mot lapidaire, «Stop», déposés à l'aube d'un matin de 2002 sur le pare-brise éclaté du véhicule de la journaliste Anita Busch. Depuis quelques semaines, celle-ci enquêtait d'une part sur les liens supposés de l'acteur Steven Seagal avec la mafia et d'autre part sur les agissements professionnels de Michael Ovitz. Fidèle à la loi de l'omerta, Pellicano n'a encore trahi personne. Mais ses anciens clients tremblent à l'idée qu'il ne se mette à table et dévoile tous leurs secrets.

Voilà donc notre Président faisant le bœuf en joyeuse compagnie d’une star de série B soupçonné de liens avec la mafia et au coeur d’une affaire pas bien jolie.

Bravo Président !

Eh les gars du service de presse, rencardez-vous la prochaine fois !

Source L'affaire Pellicano fait tressaillir Hollywood

Armelle Vincent  (Le figaro)